Épisode 17
La girafe Sophie
Bien plus au Sud, après avoir rencontré de nombreux obstacles et des éléments déchaînés : la mer en furie, la soif dans le désert…
Felipe le Flamant Rose avançait maintenant prudemment dans la savane essayant de ne pas trop attirer les bêtes féroces.
Au loin, il aperçut un drôle d’animal au cou immense qui était entrain de brouter les feuilles des plus hautes branches d’un arbre. Felipe se dit que cet animal était herbivore et que donc il ne craignait pas grand-chose, il se demandait aussi comment on pouvait être heureux dans la vie en étant si grand avec un si long cou ! Comment faisait-il pour boire, pour marcher, courir, se reposer, dormir, s’accoupler, faire naître les petits… ? Felipe se dit que finalement il devait y avoir bien plus malheureux que lui.
Il s’approcha doucement et aborda l’animal :
Felipe : Bonjour, je suis Felipe le Flamant Rose et je cherche le roi Lion !
La girafe Sophie : Bonjour, moi je suis Sophie, la girafe !
Felipe : Et vous allez bien ?
La girafe Sophie : oui très bien pourquoi ? Je dégustais ces délicieuses feuilles !
Felipe : Et comment faites-vous dans la vie avec un si long cou ?
La girafe Sophie : Oh, ça va, on s’habitue, c’est vrai que ce n’est pas toujours très simple surtout pour me désaltérer mais ça a aussi des côtés pratiques :
- je peux voir très loin,
- j’ai un point de vue magnifique sur la savane,
- ça m’évite de sentir mes pieds,
- mes clones et moi, les enfants nous adorent quand ils nous attrapent par le cou,
- ça me fait une excuse pour faire des rencontres dans la rue, genre « s’il vous plaît, auriez-vous l’obligeance de ramasser mes clés de voiture, je ne peux pas me pencher, mon cou est trop lourd ! »,
- quand les mioches jouent avec moi, ils sont trop petits pour me tirer la queue ou les oreilles mais ils adorent quand je vais chercher leur ballon haut dans les arbres… et j’en passe…
Bon bien sûr, je ne peux acheter que des voitures décapotables et me rendre dans des piscines à ciel ouvert car vous comprenez bien que je ne passe pas sous les portes !
Felipe : Donc malgré tout ça, vous êtes heureuse dans la vie ?
La girafe Sophie : Oh oui ! Du moment que ma route ne croise pas celle de l’ignoble bête que vous cherchez !
Felipe : Waouh ! Faut vraiment que j’aille voir mon psy moi et que je travaille mon regard optimiste sur la vie ! Ignoble dites-vous ? A ce point là ?
La girafe Sophie : Pire que ça ! Je vous souhaite bien du courage !
Felipe s’éloigna rapidement, saluant la grande dame, car il entendait un peu plus loin, des cris aigus et grognards
…

Je pense que Sophie doit apprécier le même poème qu'Audrey Hepburn !
RépondreSupprimerhttp://blogoth67.wordpress.com/2010/07/12/les-mysteres-de-la-beaute-feminine/
@Blogoth67 : ah ça aussi je vais aller voir! Très féminine cette Grande Sophie!
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